En direct

Cette semaine, nous préparons des Chantiers au TNG, le CDN (jeune ...

-->lire la suite

A l'affiche

1 fév. - En chantiers n°3 TNG-CDN Lyon 9e

share

Ogres et autres insatiables

Un entretien dirigé par Manuel Piolat-Soleymat avec Christiane Véricel sur sa nouvelle création "Les Ogres".


"La distribution de votre nouveau spectacle comprend des enfants venus du quartier de la Saulaie à Oullins..."

Qu’est-ce qui vous a amenée à intervenir dans cette ville de la banlieue lyonnaise ?

La Compagnie Image Aiguë est venue travailler à La Saulaie sur la demande de Jean Lacornerie, le directeur du Théâtre de la Renaissance d’Oullins. Après avoir assisté à l’un de nos Impromptus*, au Théâtre des Célestins, à Lyon, il a eu envie que nous intervenions auprès d’enfants et d’adolescents de ce quartier réputé difficile. C’est d’ailleurs un peu de cette façon que l’aventure de la Compagnie Image Aiguë a commencé, il y a plus de 25 ans : en organisant des ateliers de théâtre dans des quartiers d’immigrés de la banlieue de Saint-Etienne. Jean Lacornerie nous a donc proposé d’occuper une vieille église réhabilitée par la municipalité d’Oullins afin d’y mettre en place des actions de théâtre. Suite à cela, nous avons réalisé diverses manifestations publiques réunissant des enfants de la Saulaie et des enfants issus d’autres ateliers organisés dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon.


Quel est le thème central de ce nouveau spectacle Les Ogres ?
Cette nouvelle création développe et creuse un thème qui traverse souvent, d’une façon ou d’une autre, mes spectacles : le thème des ogres, des insatiables, des boulimiques… Je crois que j’ai quasiment toujours travaillé sur la confrontation de personnages qui manquent de nourriture et d’autres qui ont à manger. Car, le thème de la faim est relié à tous les grands conflits humains, à tous les grandes crises du monde. De la même manière, j’ai souvent travaillé sur l’immigration, sur les gens qui cherchent, quelque part sur terre, un endroit où habiter. Mes spectacles partent de sujets profondément ancrés dans l’actualité, de choses concrètes et simples : les vases communicants, le vide et le plein...


Considérez-vous Les Ogres comme le prolongement naturel d’ Ici là-bas, votre précédente création ?

Absolument. Chaque nouveau spectacle est, en quelque sorte, la suite de celui qui l’a précédé. Même si les fils qui relient entre elles mes différentes créations ne sont pas toujours immédiatement visibles, ils existent, de manière plus ou moins souterraine. Ainsi, dans Ici là-bas, l’un des interprètes manipulait un grand couteau. C’est sans doute cela qui m’a mise sur la piste de la thématique de l’ogre.


A suivre très prochainement...