L’homme qui marche

Petite forme performative alternant histoires théâtrales et dialogue avec le public sur les thèmes du Roi, de la Frontière, des Miettes

Créé en 2014, L’homme qui marche est disponible en tournée durant la saison 2016-2017. Sur le principe du même dispositif, une “suite” sera créée pour l’automne 2017 sur le thème du Roi, permettant de sensibiliser les spectateurs au rôle du metteur-en-scène.

L’homme qui marche est un spectacle en dialogue avec le public, une conversation théâtrale pour raconter le monde, exposer grâce au théâtre quatre sujets complémentaires développés en quatre histoires théâtrales (de 5 à 8mn chacune) prétextes à l’analyse et à la réflexion :

– survivre, se nourrir,
– trouver sa place dans le monde, les frontières, obéir, résister,
– le travail, les pouvoirs, l’exploitation de l’autre, la manipulation,
– comment organiser une société, ensemble ou séparément.

Les histoires sont jouées (généralement) par deux comédiens d’Image Aiguë et un musicien, avec quelques accessoires (deux chaises, des miettes de pain, une corde…), sous la direction de Christiane Véricel qui mène également le dialogue avec les spectateurs. Elles ont peu de texte pour inciter à la verbalisation, l’interprétation, elles peuvent même parfois être réinventées par le public.

Chaque histoire est suivie d’une conversation avec le public : Christiane Véricel suggère, interroge, pose des questions sans apporter elle-même de réponse, pour inciter le spectateur à relire les histoires avec vigilance, précision et s’exprimer au grés de ses propres références. Autant d’interventions qui viennent étayer la réflexion et alimenter les remarques des autres spectateurs. L’homme qui marche est un moment théâtral particulier partagé par tous, où l’œil et les remarques des spectateurs ont leur place tout autant que les histoires elles-mêmes.

En partenariat avec le Sarajevo War Theatre, nous avons joué L’homme qui marche à Sarajevo en mai 2016, dans le cadre du projet Chôros.

 

L’homme qui marche, variation avec deux comédiens d’Image Aiguë et deux comédiens du Théâtre Nomade (Casablanca), septembre 2016

L’homme qui marche est présenté dans des Théâtres et Centres culturels, en salle ou en décentralisation. Il a été joué à : Le Channel – Scène Nationale (Calais), Théâtre National (Batumi), Théâtre Nomade / les Anciens Abattoirs (Casablanca), Ciné-Théâtre Paul Eluard (Choisy-le-Roy), Maison des Métallos (Paris), SARTR – Sarajevo War Theater (Sarajevo), Le Rize (Villeurbanne), Espace Tonkin (Villeurbanne)

L’homme qui marche est également joué à travers la ville ou le quartier, dans des espaces non-théâtraux, notamment :
Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile et structures de soutien aux migrants : Alpha 3A (Ambérieu-en-Bugey), Résidence Coalia (Choisy-le-Roi), ADOMA (Fontaines- Saint-Martin), Coup de pouce Université (Lyon 7), ADOMA (Villefranche-sur-Saône), Association Multiculturelle d’Initiative Habitants (Villefranche-sur-Saône)
Conseils Municipaux d’Enfants et de Jeunes : Rillieux-la-Pape, Saint-Foy-lès-Lyon, Vénissieux, Vienne

Etablissements scolaires (Maternelle, Primaire, Collège, Lycée) : Ecole Jean de Paris (Ambérieu-en-Bugey), Ecole Pierre et Marie Curie (Caluire-et-Cuire), Ecole élémentaire Joliot Curie (Choisy-le-Roi), Ecole Les Tables Claudiennes (Lyon 1), Collège de la Tourette (Lyon 4), Ecole Belleville (Paris 20), Lycée Voltaire (Paris 20), Ecole Montessori (Sarajevo), Ecole de la 2ème Chance (Vaulx-en-Velin)
Résidences pour personnes âgées : EHPAD le Manoir (Caluire-et-Cuire), EHPAD La Rochette (Caluire-et-Cuire), Résidence L’Hermitage Berthelot (Lyon 7), Kantonalna Javna Ustanova Gerontološki Centar (Saraje- vo), Résidence Poizat (Vaulx-en-Velin)
Structures sociales et socio-culturelles : Résidence sociale de Thiais, fondation Armée du Salut (Choisy-le-Roi), Association Choisy Ton Alpha (Choisy-le-Roi), Social Art Postal (Choisy-le-Roi), Foyers Ruraux du Haut Clunisois (Cluny – La Guiche), Bal des Fringants (Lyon 1), Tango de Soie (Lyon 1), Les Enfants du Tarmac (Lyon 4), Orphelinat Dom Bjelave (Sarajevo), National Youth Palace (Tbilissi), Centre Social Maison de Croix-Luizet (Villeurbanne), Maison du Citoyen (Villeurbanne)

Equipe en tournée
2 comédiens, 1 musicien, 1 médiateur (Christiane Véricel ou une autre personne). Adaptations possibles.

A noter
– Il est possible dans une même série d’organiser des ateliers et de présenter L’Homme qui Marche. Par ex. 2 jours d’ateliers avec Christiane Véricel et deux comédiens et 2 jours de présentations du dialogue-théâtral.
– La compagnie effectue une collecte des paroles des spectateurs qui peut-être menée, partagée, ré-utilisée avec des classes ou d’autres partenaires locaux.

Public
– le dialogue-théâtral est conçu pour des groupes de 30 à 50 personnes
– ces groupes peuvent être constitués d’enfants (à partir de 8 ans), d’adolescents, d’adultes, de personnes âgées…
– il peut également être mené avec un public mal-entendant

Technique
– le dialogue-théâtral peut être présenté 2 ou 3 fois par jour (en alternance 2 fois/3 fois)
– il peut être présenté à chaque fois dans des lieux différents (établissements scolaires, lieux associatifs) ou bien dans un lieu unique – espace nécessaire : 10m x 10m (public inclus)
– prévoir des chaises ou des bancs pour le public, 1 chaise pour le musicien
– la Compagnie apporte quelques accessoires

Témoignages

inter

Christiane Véricel l’a bien compris puisqu’entre chaque sujet, elle suggère, interroge, pose des questions au public. Le spectateur s’approprie alors l’histoire selon son parcours personnel, sa sensibilité et son vécu. Les réflexions naissent et les questions ne trouvent pas toujours de réponse. Les points de vue se croisent, s’entrechoquent, s’entremêlent. Exactement, à l’image de ces hommes qui marchent sur la scène en s’affrontant, s’évitant.

Le pain c’est une sorte de pouvoir. La solution c’est peut-être le partage ?

Le pain sert d’appât pour se faire emmener où il veut. C’est cruel.

Ils ne s’aiment pas, c’est comme à la guerre.

Si on passe la frontière, on se fait tuer, faut-il passer ?

On dirait un oiseau qui regagne le ciel. Il veut voler pour la liberté.

L’Africain veut s’appuyer sur l’autre, l’autre ne veut pas. Pourquoi ?

De pantin il devient oiseau. Il n’a plus besoin qu’on l’aide.

!

Paroles des membres du Conseil Municipal d’Enfants de Sainte-Foy-lès-Lyon

(photos : enfants spectateurs de Palerme)

Avec son nouveau chantier artistique, Christiane Véricel, et la compagnie Image Aiguë répondent de belle manière à une actualité qui favorise la peur et les replis identitaires parfois violents. En ouvrant le spectacle à l’intervention du public, cette militante de l’Education populaire va plus loin que la simple création artistique et se positionne au cœur de nos débats de société.

L’Homme qui Marche : pour faire quoi ? pour aller où ? et surtout vers qui ? Nous allons tous quelque part, par obligation ou par espoir, par ambition ou par envie. Nous nous confrontons tous les jours à la vie, au monde, aux autres mais aussi à nous même. L’Homme qui Marche met en lumière ce que nous n’arrivons parfois pas à exprimer par peur des émotions, par peur de l’opinion mais aussi par peur de nous-même. C’est en quelque sorte la conquête d’un territoire, la conquête de la vie, la conquête de soi afin d’accepter le Monde et son Humanité … afin d’aller toujours plus loin.

Cécile Bouillon, spectatrice, avril 2015